Portée chez MISSIONS-CADRES depuis 2011, Estelle D., journaliste–rédactrice revient sur les raisons qui ont motivé son choix d’abandonner son statut de libérale au profit d’un mode de travail plus sécurisé. Interview.

MISSIONS-CADRES : quelle a été votre expérience en tant qu’indépendante en profession libérale ?

Estelle D. : « Jusqu’en 2003, j’ai été salariée en tant que responsable d’édition spécialisée dans les livres d’art et les catalogues d’exposition dans l’entreprise familiale gérée par mon père côté suisse. Je n’ai pas souhaité à l’époque reprendre la société lorsque mon père a pris sa retraite. J’ai décidé de travailler à mon compte en profession libérale sur la France.

Les trois premières années, j’ai bénéficié de charges allégées et grâce à une clientèle fidèle, j’ai réalisé un bon chiffre d’affaires. Mais ce choix se paye quelques années plus tard et surtout en cas de baisse soudaine de travail.

La 5e année de mon activité, la restructuration des musées avec lesquels je travaillais régulièrement a porté un coup dur à l’édition d’art. J’en ai subi les frais et dès lors, la spirale des charges et des frais liés au statut de libérale s’est déclenchée. Il faut savoir que les charges sont définies en fonction du chiffre d’affaires à N-2 ans, donc je continuais à avoir des prélèvements fixes exorbitants sans rapport avec la crise que je subissais et mes revenus réels. Mon déficit s’est peu à peu creusé, ponctué d’impayés et de retards de paiement, un effet boule de neige inexorable. En 2009, j’ai décidé d’arrêter les frais et je me suis mise en cessation d’activité. »

MC : qu’est ce qui vous a amené à vous diriger vers le portage salarial et à vous inscrire chez MISSIONS-CADRES ?

Estelle D. : « J’ai décroché une mission de journaliste – rédactrice de contenu éditorial dans une grande revue d’Architecture et de Design. J’étais à la recherche d’un statut qui me permettrait de mener cette nouvelle activité en toute sérénité. C’est une amie qui m’a parlé du portage salarial et du sens du service chez MISSIONS-CADRES. Je devais rester dans le système et pouvoir continuer à cotiser pour la retraite, la sécurité sociale, etc. Le portage salarial cumulait à mes yeux trois grands avantages : la sécurité du régime du salariat, pas de mauvaises surprises en matière de charges, on ne gagne rien, on ne paye rien et le fait de pouvoir avoir une avance sur rémunération dans un milieu où l’on ne paye pas forcément à 30 jours fin de mois.

De plus en tant que créative, je ne suis pas vraiment portée sur l’administratif, alors trouver une structure qui pouvait le faire à ma place, c’était parfait pour moi. L’accueil dont j’ai bénéficié chez MISSIONS-CADRES a fini de me convaincre. »

MC : en comparant les deux régimes, qu’en concluez-vous ?

Estelle D. : « Liberté, sécurité et souplesse avec le portage salarial. Si je cumule les frais que le statut de profession libérale génère, à savoir l’URSSAF, l’expert comptable, le comptable, la taxe professionnelle, peu de frais déductibles dans ma profession, 70% de mes gains partaient en fumée et sans les avantages du portage comme la gestion administrative, la sécurité notamment en cas de contentieux… Aujourd’hui, je garde 50% de ce qe je gagne, la sérénité en plus ! Alors, je compte rester en portage salarial pour le moment. »

Estelle D., journaliste–rédactrice